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01/05/2026

11 min de lecture

Une cryptomonnaie comme le Bitcoin peut-elle être piratée?

Bitpanda Academy Débutant 11 Piratage Bitcoin

Le Bitcoin (BTC) est considéré comme résistant aux piratages, car le réseau blockchain Bitcoin est lui-même protégé par sa décentralisation et des verrous cryptographiques solides. Cela dit, les bitcoins détenus sur les plateformes crypto, les portefeuilles ou les échangeurs sont une cible de choix pour les hackers. Régulièrement, des piratages réussis (ou “exploits” dans le jargon) font les gros titres, causant la perte de millions d’euros en actifs numériques.

Pour en revenir au Bitcoin, peut-il être lui-même être piraté un jour, ou la blockchain est-elle vraiment infranchissable ? Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi le Bitcoin est considéré comme particulièrement sûr, quelles sont les méthodes d’attaque contre les cryptomonnaies, et comment vous pouvez protéger au mieux vos coins.

  • Le Bitcoin n’a jamais été piraté : le protocol Bitcoin n’a encore jamais été compromis, car la blockchain est protégée par un réseau décentralisé et une cryptographie robuste.

  • Attaques sur les plateformes et portefeuilles : les exchanges et les portefeuilles sont des cibles fréquentes des hackers, puisque leur sécurité est différente de celle de la blockchain Bitcoin.

  • Phishing et malwares : pour dérober des cryptos (leurs clés, pour être plus précis), les hackers ont recours à des techniques comme le phishing et différentes formes de malwares.

  • La sécurité de vos clés est capitale : même si le protocole blockchain de Bitcoin est réputé sûr, vous devez prendre des mesures de protection pour sécuriser vos cryptomonnaies.

Le Bitcoin est-il réellement sécurisé ?

La blockchain Bitcoin repose sur un effort de vérification constant réparti à l’ensemble des participants du réseau de manière aléatoire. C’est ce qui explique, de base, pourquoi le Bitcoin est considéré comme à l’abri des attaques de hackers. Les tentatives de prendre le contrôle de la blockchain elle-même ont donc très peu de chances d’aboutir.

Pour ajouter un nouveau bloc regroupant des transactions, chaque participant (appelé “mineur”) qui met à jour la base de données Bitcoin doit résoudre en continu des problèmes mathématiques complexes. Ces problèmes proviennent de la fonction de hachage cryptographique du Bitcoin. Lorsqu’un bloc spécifique est ajouté à la base de données, chaque nœud du réseau doit se mettre d’accord sur la validité du bloc. Ce n’est que si tous les nœuds sont d’accord que la base de données Bitcoin est mise à jour.

La manipulation du réseau est donc théoriquement impossible, du moins très difficile à envisager. Dans sa configuration actuelle, la blockchain Bitcoin – décentralisée, chronologique et basée sur une puissance de calcul considérable – empêche non seulement la suppression ou la réécriture d’un bloc déjà validé, mais aussi la “double dépense” (la possibilité pour un détenteur d’envoyer deux fois les mêmes bitcoins).

Que se passe-t-il lors d’une attaque sur la blockchain du Bitcoin ?

Comme vous le savez peut-être, il n’existe pas une seule copie de la blockchain Bitcoin. Chaque nœud du réseau Bitcoin en possède une copie. Ces nœuds sont répartis dans le monde entier et contiennent toutes les transactions Bitcoin effectuées jusqu’à présent.

Un hacker qui voudrait modifier la base de données distribuée du Bitcoin devrait pirater non pas un seul ordinateur, mais plus de la moitié des ordinateurs participants au réseau. C’est ce qu’on appelle une “attaque à 51 %”.

Le Bitcoin pourrait-il être un jour piraté au moyen d’une intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle (IA) peut optimiser de nombreux domaines, mais elle ne rend pas plus probable le piratage du Bitcoin. La blockchain Bitcoin est sécurisée d’une manière très élégante grâce à une structure décentralisée et à un mécanisme de consensus baptisé le “Proof of Work” (preuve de travail). Même avec des algorithmes d’IA puissants, il serait presque impossible de surpasser l’énorme puissance de calcul du réseau.

Cependant, les hackers utilisent l’IA pour améliorer leurs attaques de phishing ou leurs malwares. Cela leur permet de cibler plus efficacement les utilisateurs, les incitant à révéler leurs identifiants de portefeuille ou à installer des logiciels malveillants sans s’en rendre compte. Les plateformes d’échange et autres services crypto sont donc plus exposés que la blockchain elle-même.

En résumé : l’IA peut affiner les stratégies d’attaque des hackers, mais la blockchain Bitcoin reste protégée par ses mécanismes de sécurité. Le risque est bien plus grand pour les utilisateurs individuels et les plateformes lorsque les failles de sécurité ne sont pas prises en compte.

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Quelles sont les méthodes déployées par les hackers pour dérober des cryptomonnaies ?

Il existe différentes méthodes permettant de pirater des cryptomonnaies. Les attaques visent en priorité les portefeuilles / wallets, les plateformes d’échange ou les passerelles entre blockchains. Voilà qui explique pourquoi les piratages les plus fréquents rapportés dans la presse spécialisée sont : le piratage de portefeuilles, les attaques sur les ponts crypto, les piratages de plateformes, le phishing, les codes malveillants et le vol de clés.

Nous avons résumé ci-desosus les principales méthodes d’attaque pour que vous compreniez où se trouvent les plus grands risques et comment vous protéger.

Piratage de wallets

Les portefeuilles (wallets) sont une cible privilégiée pour les hackers, car ce sont eux qui hébergent les “clés” donnant le contrôle direct sur les cryptomonnaies. Les wallets les plus exposés sont les “hot wallets”, un terme qui désigne les portefeuilles connectés en permanence à Internet.

Les hackers utilisent des malwares, des applications non sécurisées ou des attaques de phishing pour voler des clés privées et accéder ainsi aux actifs numériques. Une clé compromise entraîne généralement la perte totale des cryptomonnaies, car les transactions sur la blockchain sont irréversibles. Des millions en Bitcoin, Ethereum et autres cryptos ont déjà été volés de cette manière.

Comment réduire le risque :

  • Hygiène numérique et vigilance lors de l’utilisation d’un portefeuille crypto

  • Authentification à deux facteurs (2FA)

  • “Cold storage” ou stockage des coins dans un portefeuille hors ligne (“cold wallet”)

Attaques sur les ponts ou “bridges”

En crypto, les ponts ou “bridges” (les “cross-chain bridges” pour être plus précis) permettent de transférer des cryptomonnaies entre différentes blockchains. Le principe d’un pont est de stocker un actif spécifique, et de libérer l’équivalent dans un autre actif. C’est ce stockage qui fait quel les bridges représentent un point de vulnérabilité majeur.

Les attaquants exploitent des failles dans leurs smart contracts, des vulnérabilités dans la sécurité des entreprises qui les gèrent, afin de voler les actifs stockés sur ces bridges. Ces dernières années, des milliards de dollars ont été volés à travers des attaques sur des ponts comme Ronin, Wormhole ou Nomad Bridge.

Dans bon nombre de cas, les utilisateurs concernés n’ont pas pu récupérer leurs tokens. Ces piratages montrent que les cibles ne se limitent pas aux portefeuilles individuels ou aux plateformes d’échange, mais concernent aussi des systèmes décentralisés.

Pour vous protéger, utilisez les ponts crypto avec prudence et informez-vous sur les mesures de sécurité avant toute transaction.

Piratage de plateformes d’échange

Les plateformes comme Binance, Bybit ou Coinbase, qui gèrent de grandes quantités de cryptomonnaies, sont aussi des cibles de choix pour les hackers. Les attaques sont donc menées avec l’idée d’exploiter de petites failles de la plateforme, des fuites de données ou des identifiants volés. Ces dernières années, des millions de dollars ont été dérobés lors d’attaques ciblant des plateformes, avec des épisodes marquants comme celui de Mt. Gox ou Coincheck.

Un piratage réussi sur un exchange est souvent synonyme de pertes énormes pour les utilisateurs, dont beaucoup peuvent voir leurs dépôts siphonnés et perdus pour de bon si la plateforme ne propose pas de mécanisme d’indemnisation.

Il est donc recommandé de ne pas stocker de gros montants durablement sur une plateforme, mais plutôt d’utiliser un portefeuille personnel pour conserver vos Bitcoin ou autres cryptomonnaies.

Phishing

Les attaques de phishing (hameçonnage) sont l’un des vecteurs les plus récurrents de piratage de cryptomonnaies comme le Bitcoin. On parle d’hameçonnage car les hackers se font passer pour le support technique d’une plateforme existante, et convainquent les utilisateurs d’aller sur un faux site. En renseignant son identifiant et son mot de passe sur le faux formulaire, l’utilisateur se fait alors voler ses clés privées. Même si la blockchain Bitcoin elle-même est très difficile à pirater, des attaques de phishing permettent donc de compromettre des portefeuilles individuels, et d’accéder aux BTC.

Ces attaques peuvent être repérées grâce à certains signes :

  • Demandes inhabituelles : lorsqu’une plateforme demande sans raison apparente des données personnelles ou des mots de passe

  • Formules génériques inhabituelles : les e-mails de phishing démarrent souvent avec une accroche comme “Cher utilisateur” au lieu de votre nom entier (que le logiciel de la plateforme devrait donner automatiquement)

  • Fautes d’orthographe ou de grammaire : les faux messages sont écrits dans un français approximatif

  • Liens suspects : l’URL peut sembler correcte, mais avec une légère modification trompeuse à bien y regarder

  • Fichiers joints : les e-mails de phishing incluent souvent des pièces jointes contenant du code malveillant, immédiatement détectés par les messageries populaires comme Gmail ou Outlook

  • Sentiment d’urgence ou menaces inhabituelles : les utilisateurs sont incités à agir rapidement sous peine de rater une opportunité ou en réaction à une alerte de sécurité

Pour vous protéger, vérifiez toujours l’authenticité du site d’une plateforme et n’entrez jamais de données personnelles ou d’informations liées à un portefeuille avant de vous assurer que le site est bien officiel et sécurisé.

Code malveillant (Malware)

Les hackers utilisent des logiciels malveillants pour voler des actifs crypto de manière invisible. Certains programmes modifient l’adresse du portefeuille copiée dans le presse-papiers, redirigeant les fonds vers une autre adresse à l’insu de l’utilisateur.

Les systèmes utilisant des logiciels non sécurisés ou des applications de portefeuille non vérifiées sont particulièrement exposés. Les appareils Android et iOS ne sont pas épargnés non plus.

Comment limiter les risques :

  • Mises à jour régulières

  • Mots de passe robustes

  • Antivirus fiable

  • Pour les gros montants en Bitcoin et Ethereum : utiliser un appareil sécurisé ou un portefeuille matériel

Les logiciels malveillants peuvent se présenter sous différentes formes :

  • Trojans (chevaux de Troie) : déguisés en applications inoffensives, ils contiennent un code nuisible capable de voler les données des portefeuilles

  • Virus et vers : ils se propagent sur un système et contournent les protections pour accéder aux portefeuilles

  • Ransomwares : ils bloquent l’accès à l’appareil ou aux données et exigent souvent un paiement en Bitcoin pour déverrouiller

  • Spywares : ces logiciels espionnent l’utilisateur à son insu, collectent mots de passe et clés pour accéder plus tard aux portefeuilles

  • Backdoors (portes dérobées) : installées sans que l’utilisateur ne s’en rende compte, elles permettent un accès prolongé aux appareils pour siphonner les cryptomonnaies de manière progressive

Clés volées

Les clés privées donnent accès aux cryptomonnaies. Celui qui les possède contrôle par défaut les coins ou tokens. En cas de vol, il est impossible de récupérer les fonds.

Les hackers obtiennent des clés privées via le phishing, des malwares ou un stockage non sécurisé. Par le passé, des millions de dollars en Bitcoin, Ethereum et autres cryptos ont été perdus à cause de clés volées. Un problème fréquent est le stockage non sécurisé dans le cloud ou dans des applications de notes, facilement piratables.

Les clés privées ne doivent jamais être stockées en ligne, mais conservées sur papier ou dans un portefeuille matériel sécurisé.

Ordinateurs quantiques : un risque futur ?

Actuellement, la blockchain Bitcoin est considérée comme sécurisée, mais les ordinateurs quantiques pourraient changer la donne à long terme. Des chercheurs mettent en garde : des calculateurs quantiques ultra-performants pourraient un jour briser des systèmes de chiffrement comme ECDSA (un procédé de signature numérique utilisé pour créer et vérifier les transactions Bitcoin), rendant ainsi portefeuilles et transactions vulnérables. Cela reste théorique et lointain pour l’heure.

Qu’est-ce qu’une attaque des 51 % ?

L’attaque dite “des 51 %” représente sans aucun doute la menace de sécurité la plus grave qui pèse sur une blockchain comme Bitcoin. Si une personne ou une organisation parvient à prendre le contrôle de la majorité de la puissance de calcul (dite “hashrate”) du réseau, elle est théoriquement en mesure de modifier et de réécrire l’historique des transactions du réseau Bitcoin.

La validation ou le rejet d’une transaction repose toujours sur une majorité (soit 51 %). Cela signifie qu’un groupe contrôlant plus de la moitié du réseau pourrait réarranger la base de données distribuée de la blockchain. Ainsi, la “double dépense”, c’est-à-dire l’utilisation multiple d’une même transaction, deviendrait possible. Un tel scénario reste toutefois hautement improbable compte tenu du fait que la puissance de calcul déployée par l’ensemble des participants du réseau Bitcoin est déjà colossale.

Comment protéger vos cryptomonnaies contre les attaques de hackers

Pour conserver en toute sécurité du Bitcoin, de l’Ethereum ou d’autres cryptomonnaies, il vous devez avoir à l’esprit une poignée de règles de base :

  • Utilisez un portefeuille matériel : le cold wallet ou stockage hors ligne est la forme de stockage qui vous protège le mieux contre les attaques

  • Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) : rend l’accès non autorisé aux plateformes et portefeuilles plus difficile

  • Méfiez-vous du phishing : ne cliquez jamais sur des liens suspects et vérifiez toujours les URL des sites

  • Stockez vos clés privées en toute sécurité : ne les conservez jamais dans le cloud ou dans des fichiers non chiffrés

  • Évitez le stockage à long terme sur les plateformes d’échange : elles peuvent être piratées ou faire faillite

  • Maintenez votre système d’exploitation et vos logiciels à jour : les mises à jour comblent les failles de sécurité

  • Utilisez des mots de passe robustes et un gestionnaire de mots de passe : cela complique le piratage de comptes

  • Soyez prudent avec les smart contracts et les protocoles DeFi : toutes les plateformes ne sont pas sûres

Pour éviter que vos cryptomonnaies soient facilement piratées, nous vous conseillons de vous renseigner en profondeur sur les mesures de protection et de consulter notre article consacré au stockage sécurisé des cryptomonnaies.

Même si certaines précautions sont nécessaires, la technologie blockchain, avec ses bases de données distribuées, reste l’une des innovations les plus révolutionnaires de notre époque. Elle ouvre la voie à de nombreuses applications qui n’attendent plus que d’être adoptées à grande échelle.

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Piratages célèbres dans l’histoire des cryptomonnaies

Au cours des dernières années, de nombreuses plateformes crypto, passerelles inter-chaînes et exchanges ont été piratés, entraînant le vol de milliards de dollars en cryptomonnaies. Voici quelques-uns des plus grands piratages qui ont secoué l’industrie :

Poly Network

En 2021, Poly Network, une plateforme de transferts inter-chaînes, a été victime de l’un des plus grands piratages de l’histoire de la crypto. Un attaquant a exploité une faille de sécurité et a dérobé des tokens d’une valeur de plus de 600 millions de dollars. Fait surprenant : le hacker a restitué une grande partie des actifs volés.

Ronin Network

Le Ronin Network, utilisé pour le jeu Axie Infinity sur la blockchain, a été piraté en 2022 en raison d’une faille dans la structure des validateurs. Les assaillants, probablement originaires de Corée du Nord, ont volé environ 620 millions de dollars en Ethereum et USDC. Ce fut l’un des piratages les plus désastreux en termes financiers et humains.

Binance

En octobre 2022, un protocole de la plateforme Binance a été la cible d’une attaque massive. Les hackers ont exploité une vulnérabilité dans le pont inter-chaînes “Token Hub” de la BNB Chain et ont subtilisé environ 2 millions de tokens BNB, d’une valeur d’environ 570 millions de dollars à l’époque.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un piratage direct de la plateforme au sens classique, cet incident illustre la fragilité de certaines parties de l’écosystème crypto. Les utilisateurs doivent toujours s’assurer de se connecter via le domaine officiel de Binance et utiliser des protections comme des mots de passe forts et l’authentification à deux facteurs.

FTX

Après l’effondrement de la plateforme FTX en 2022, un piratage mystérieux a eu lieu. Des inconnus ont volé environ 400 millions de dollars depuis les portefeuilles mal sécurisés de la plateforme en pleine procédure de mise faillite. Il n’est toujours pas établi s’il s’agissait d’une attaque externe ou d’une fraude interne.

Mt. Gox

L’un des piratages “lents” les plus connus a eu lieu en 2014, lorsque Mt. Gox, alors première plateforme d’échange de Bitcoin en volumes, a été compromise. 850 000 BTC (environ 450 millions de dollars à l’époque) ont disparu progressivement. L’incident a conduit à la faillite de la plateforme, et les utilisateurs concernés luttent encore aujourd’hui pour obtenir réparation.

Coincheck

En 2018, la plateforme japonaise Coincheck a été piratée, entraînant le vol d’environ 530 millions de dollars en tokens NEM. Les hackers ont exploité une faille dans le hot wallet de la plateforme. Coincheck a partiellement indemnisé ses utilisateurs.

Nomad Bridge

En 2022, le pont Nomad Bridge, un protocole de transferts inter-chaînes, a été attaqué en raison d’une implémentation de code défectueuse. Les pirates ont volé près de 200 millions de dollars. Ce qui est notable : de nombreux attaquants ont simplement copié la transaction initiale de l’exploit pour en profiter eux-mêmes.

Bitmart

Bitmart a été victime d’un piratage en 2021 ciblant ses hot wallets. Des hackers ont volé environ 200 millions de dollars en divers tokens, après avoir compromis des clés privées. La plateforme a annoncé vouloir couvrir les pertes avec ses propres fonds, mais un remboursement complet de tous les utilisateurs n’a pas été clairement confirmé.

Bybit

Début 2025, Bybit a subi un grave incident de sécurité : des hackers ont dérobé entre 1,4 et 1,5 milliard de dollars US en Ether, ce qui en fait le plus grand piratage connu d’une plateforme crypto à ce jour. Les utilisateurs doivent être particulièrement vigilants, se connecter uniquement via le site officiel de Bybit et sécuriser au maximum leurs identifiants et portefeuilles.

Conclusion : la protection contre les piratages commence par votre hygiène numérique

Le Bitcoin lui-même n’a jamais été piraté et il est hautement improbable que sa blockchain soit compromise un jour. Pour autant, cela ne signifie pas que les cryptomonnaies sont sûres, loin de là. Les hackers ciblent généralement les failles situées en dehors de la blockchain : les portefeuilles individuels, ceux des plateformes d’échange, les ponts inter-chaînes.

Ignorer les e-mails de phishing, sécuriser ses clés privées et bien choisir ses plateformes réduit considérablement les risques. La meilleure protection contre les attaques de hackers repose sur une utilisation sécurisée des portefeuilles et plateformes, ainsi que sur une veille constante concernant les menaces actuelles.

Questions fréquentes sur les piratages dans l’univers crypto

Nous réunissons ici un ensemble de réponses à des questions très concrètes comme “le Bitcoin peut-il être piraté ?” ou d’autres comme “comment se déroulent l’attaque d’un hacker contre une plateforme d’échange ?”.

Le Bitcoin peut-il être désactivé ou arrêté ?

Le Bitcoin n’a jamais été piraté ni complètement désactivé, et cela depuis plus de dix ans. Même les autorités ou les banques n’ont jamais pu arrêter le réseau.

Étant donné que Bitcoin repose sur une structure décentralisée, il n’existe aucun point central pouvant être ciblé ou désactivé. Même une panne d’électricité mondiale ou une attaque coordonnée ne ferait qu’interrompre temporairement le réseau, sans l’éteindre complètement.

Pourquoi le Bitcoin ne peut pas être désactivé :

  • Décentralisation : Bitcoin fonctionne grâce à un réseau mondial de milliers de nœuds indépendants, sans point de défaillance unique

  • Robustesse : le réseau fonctionne sans interruption depuis plus de dix ans, même en cas de défaillances techniques ou d’attaques

  • Indépendance : aucune entité centrale, ni autorité, ni entreprise, n’est théoriquement en mesure de prendre le contrôle ou de désactiver Bitcoin

Comment les gouvernements peuvent-ils influencer le système :

  • Tentatives d’interdiction : certains pays comme la Chine ont essayé d’interdire le Bitcoin ou du moins d’en restreindre fortement l’usage

  • Conséquences : ces mesures touchent surtout les plateformes d’échange ou l’accès aux portefeuilles, pas la blockchain Bitcoin elle-même

  • Efficacité limitée : même des réglementations coordonnées ne peuvent pas désactiver Bitcoin, car le réseau est distribué à l’échelle mondiale

  • Restrictions : les gouvernements peuvent légiférer contre les plateformes de trading ou les fermes de minage, sans impacter l’existence même de Bitcoin

Pourquoi les cryptomonnaies sont-elles volées ?

Une large part des vols de cryptomonnaies concernent des utilisateurs et des plateformes mal sécurisées. L’expérience montre que les cryptos étaient exposées en étant stockées avec du matériel mal utilisé ou des procédures internes laxistes.

Le piratage de Mt. Gox est un exemple emblématique de ce type de défaillance, avec à la clé l’une des pertes en cryptomonnaies les plus importantes de l’industrie. Fondée au Japon, Mt. Gox est devenue la plateforme d’échange de Bitcoin la plus importante vers 2010. À cause de procédures de sécurité très insuffisantes, plus de 850 000 BTC ont pu être siphonnés de manière progressive. Ce piratage “lent” reste à ce jour l’un des plus grands hacks de l’histoire du Bitcoin et a conduit en 2014 à liquidation pure et simple de la plateforme par les autorités japonaises.

Mon argent est-il en sécurité sur la blockchain ?

La technologie blockchain est considérée comme très sûre. Pour autant, les clés privées donnant accès à vos cryptos sont parfois exposées, et cela signifie qu’il existe bien un risque pour votre argent sur la blockchain. Bien souvent, c’est un comportement humain imprudent (rarement les systèmes eux-mêmes) qui permet à un hacker de compromettre un portefeuille d’un détenteur particulier ou pire, d’une plateforme crypto.

Sécurité de la technologie :

  • Avantages : la blockchain enregistre toutes les transactions de façon décentralisée, transparente et infalsifiable

  • Inconvénients : les vulnérabilités viennent généralement des erreurs des utilisateurs ou d’applications non sécurisées

Sécurité des actifs :

  • Pas de garantie de dépôt : en cas de perte ou de vol, il n’existe pas de protection étatique comme pour un compte bancaire

  • Forte volatilité : la valeur du Bitcoin et des autres cryptomonnaies peut varier fortement en très peu de temps

  • Transactions irréversibles : une transaction validée dans la blockchain ne peut pas être annulée

  • Réglementations variées : selon les pays, les règles peuvent différer, ce qui crée une incertitude juridique autour des taxes, de la protection et des remboursements en cas d’incidents

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